Portrait du territoire

La situation géographique du territoire

La MRC d’Abitibi fait partie de la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue située au nord-ouest de la province de Québec. La superficie de la MRC d’Abitibi est de 7 947,6 Km2 . La MRC d’Abitibi a comme zones limitrophes au Nord le territoire de la Baie-James, à l’Ouest les MRC d’Abitibi-Ouest et la Ville de Rouyn-Noranda et au Sud-Est la MRC de la Vallée-de-l’Or.


La MRC d’Abitibi est située au centre du réseau routier (est-ouest, nord-sud) de la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue. La MRC d’Abitibi est aussi l’axe routier reliant l’Abitibi-Témiscamingue au territoire de la Baie-James.

La ville d’Amos est l’agglomération la plus importante de la MRC d’Abitibi et elle se situe à 600 km de Montréal. Le développement du territoire se remarque particulièrement le long des routes nationales 109 entre La Motte et Saint-Dominique-du-Rosaire et la route 111 entre La Corne et Launay. Il y a également des noyaux de développement le long des routes régionales (386, Landrienne) et des routes collectrices (395, Preissac et Sainte-Gertrude-Manneville; 397, Barraute à Rochebaucourt; 399, Trécesson et Berry).

La géographie physique du territoire

Le Québec se divise en trois grands domaines structuraux soit les Appalaches, les Basses Terres du Saint-Laurent et le Bouclier canadien. La MRC d’Abitibi fait partie du Bouclier canadien. Ces trois grands domaines structuraux se subdivisent en 43 régions naturelles. Il y a deux régions naturelles qui touchent la MRC d'Abitibi : la ceinture argileuse de l’Abitibi à l’Ouest et le plateau de la Rupert à l’Est du territoire.

La ceinture argileuse de l’Abitibi

La ceinture argileuse de l’Abitibi tire son nom des épais dépôts argileux qui furent déposés au fond d’un ancien grand lac glaciaire, le lac Barlow-Ojibway. Dispersés dans la plaine, des massifs de collines d’origine volcanique (Tanginan, Chicobi, St-Éloi, Béarn et Gémini) viennent rompre la monotonie du relief dont l’altitude moyenne est de 300 mètres, mais de gros eskers, d’orientation nord-sud contribuent aussi à accidenter le paysage. De nombreux lacs, peu profonds avec des berges argileuses sont également présents partout sur le territoire et de grandes rivières, telle l’Harricana, y prennent leur source pour ensuite s’écouler vers la Baie James.

Le paysage forestier de la ceinture argileuse de l’Abitibi est dominé largement par la pessière noire à mousse entrecoupée de tourbières immenses. Sur les terrains sableux et graveleux des eskers et des deltas fluvio-glaciaires, s’étendent la pinède à pin gris et la tremblaie; les grandes bleuetières, pour leur part, se sont établies suite aux nombreux feux de forêt. Quant au pin blanc, il est encore présent dans la région mais se situe à la limite de son extension nordique.

Au niveau faunique, les eaux troubles des lacs aux fonds argileux abritent des populations de dorés, brochets, et esturgeons tandis que les forêts d’épinettes et de trembles associées aux plans d’eau et aux marécages constituent des habitats particulièrement propices pour l’orignal, le castor et de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques.

Le plateau de la Rupert

S’étendant entre le 48° et le 52° de latitude Nord, le plateau de la Rupert est le prolongement septentrional des Laurentides. L’altitude moyenne est de 450 mètres et pour la MRC d’Abitibi, on retrouve le Mont Vidéo (Barraute) avec une altitude de plus de 472 mètres. Le sous-sol renferme des roches cristallines anciennes de la province géologique du lac Supérieur. L’hydrographie se présente comme un réseau de lacs abondants constituant le cours supérieur des rivières Nottaway, Broadback et Rupert. Contrairement aux Laurentides, un important volume de sédiments glaciaires et fluvio-glaciaires recouvre l’ensemble de la région, donnant lieu ainsi à la présence de formes particulières comme des drumlins, des moraines annuelles et de grands eskers. L’orientation générale de ces formes est nord-est-sud-ouest et correspond au sens de l’écoulement régional de la glace lorsque l’inlandsis recouvrait encore le territoire.

Grâce à des conditions de croissance relativement bonnes, la forêt boréale, représentée surtout par la pessière, prévaut sur le territoire. Vu la qualité de la couverture forestière, cette région est fortement affectée par la coupe à blanc pratiquée sur de vastes superficies.

Les principales espèces fréquentant les grands plans d’eau sont le doré, le brochet et le grand corégone. Quant aux mammifères, le castor est l’espèce qui est la plus caractéristique de cette région, sans oublier l’orignal qui se retrouve partout sur le territoire. Pour ce qui est de la faune ailée, soulignons la présence dans les forêts conifériennes, d’une population bien répartie de tétras des savanes alors que l’hiver voit affluer de fortes concentrations de lagopèdes des saules. Durant la saison estivale cette espèce se retrouve en petites bandes distribuées plus au Nord, à la limite de la végétation arborescente.

Le climat

La MRC d’Abitibi est caractérisée par des hivers froids et longs et des étés courts. Le mois le plus chaud est le mois de juillet et celui le plus froid est le mois de janvier. Entre les deux, il y a des écarts importants de température. En juillet, la température moyenne maximale est de 17,1°C, tandis qu’en janvier la température moyenne minimale est de –17,3°C. La MRC d’Abitibi enregistre annuellement en moyenne 920mm de précipitations de pluie ou de neige. La région profite d’une saison végétative de 80 à 110 jours.

Le territoire forestier

La majorité du territoire de la MRC est composée d'espaces forestiers situés à l’intérieur du grand domaine public. Ces étendues sont particulièrement destinées à l’exploitation des ressources naturelles (forestières et minières). Par contre, avec l’émergence des activités récréo-touristiques sur le territoire forestier, celui-ci commence à se diversifier depuis quelques années.

Une grande partie de l’économie de la MRC d’Abitibi est basée sur l’exploitation de la ressource forestière. Tout comme l’industrie minière, l’exploitation et la transformation de la matière ligneuse s’avère un secteur d’emplois importants.

Le secteur minier

L'exploitation minière est un pilier économique important pour la MRC. Actuellement cette activité est surtout présente dans l'extrême sud-ouest du territoire avec deux mines dans la municipalité de Preissac. La mine Laronde propriété d'Agnico-Eagle est en opération depuis 1988 et extrait de l'or, de l'argent, du zinc et du cuivre. Le site Doyon a vu le jour en 1980 et est une propriété de IAMGold-Mine. Celle-ci extrait généralement de l'or et un peu d'argent.

D'autres mines, fermées aujourd'hui, ont extrait des minéraux tels que le lithium et la molybdenite. Ces mines étaient situées dans le premier cas à La Corne près du Mont-Vidéo et à Preissac pour la seconde. Les sites Bousquet (Preissac) et Barvue (Barville) étaient plutôt concentrés sur l'exploitation plus traditionnelle telle que l'or ou l'argent. Des mines de moindres importances ont aussi vu le jour ailleurs dans la MRC sur de courtes périodes.

La mine Géant Dormant située au nord d'Amos ne fait pas partie du territoire de la MRC. Elle est importante du fait que plusieurs personnes qui résident sur le territoire y travaillent.

Le territoire agricole

L'agriculture demeure un secteur économique important. On dénombre sur le territoire plus de 170 entreprises agricoles. Les trois quarts de ces installations touchent aux productions animales; du boeuf de boucherie, bovins laitiers, ovins, volailles, etc. Enfin, une trentaine d'entreprises se spécialisent dans la production végétale, généralement du fourrage (foins), mais aussi des cultures de légumes telles que les pommes de terres, les carottes, les navets. Le climat plutôt frais oblige certaines cultures à se faire dans des serres, c'est le cas notamment pour les Serres coopératives de Guyenne. Globalement, c'est environ 4.5% du territoire de la MRC qui est en culture.

Les voies de communications

Les routes nationales 109 et 111 sont les principaux axes du réseau routier de la MRC. Ces deux routes parcourent la MRC d’Est en Ouest et du Nord au Sud dont elles relient la majorité des municipalités de la MRC (9). De plus, ces routes nationales donnent accès aux autres agglomérations de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et de la province de Québec. La ville d’Amos est le carrefour principal de la MRC et c’est à cet endroit que les routes 109 et 111 se croisent ce qui permet de relier plusieurs municipalités à cette agglomération la plus importante de la MRC d’Abitibi. La route nationale 109 donne accès au territoire de la Baie-James au Nord et à Rouyn-Noranda ou Val-d’Or via la route 117, tandis que la route nationale 111 rejoint la ville de Val-d’Or au sud-est via Saint-Marc-de-Figuery et La Corne ainsi que la ville de La Sarre à l’ouest via les municipalités de Trécesson et Launay. Il y a aussi les routes régionales soit la 386 et 397 (Nord de Barraute) qui relient les municipalités de Landrienne, Barraute et les municipalités au nord de Barraute. Finalement, les routes collectrices complètent le réseau routier supérieur de la MRC d’Abitibi. Elles permettent une connexion avec les routes nationales ou régionales permettant d'atteindre les principaux centres urbains régionaux.

Le réseau ferroviaire de la MRC comprend seulement des lignes du Canadien National. Une voie traverse la MRC de l'Est à l'Ouest; ce trajet relie les villes de Senneterre – Barraute – Amos – Taschereau – La Sarre. Cette même voie est connectée à une autre dans l'axe transcontinental qui relie Québec à l'Ouest canadien ou l'axe nord-sud qui relie Chibougameau et Barraute. Le transport ferroviaire était et est toujours essentiel à l'écoulement des productions des matières premières et manufacturières sur les marchés extrarégionaux. Cependant, il est en régression constante depuis le début des années 80 contrairement à l'industrie du camionnage qui obtient de plus en plus les parts des marchés.

La MRC d’Abitibi est parsemée de nombreux chemins forestiers. Ceux-ci donnent un accès direct aux ressources et aux territoires à vocation récréative.

Considéré comme un outil stratégique pour le développement économique, l’aéroport d’Amos se situe à la limite Est de la municipalité de Sainte-Gertrude-Manneville et touche également la municipalité de Trécesson. L’aéroport d’Amos offre le service aérien local, ainsi que les services de réparation, de peinture et d’entretien d’aéronefs commerciaux et de plaisance. L’absence d’une liaison régulière entre le Grand Nord, Amos et Montréal limite le développement de ces équipements aéroportuaires.

Finalement, les sentiers récréatifs de motoneige, de VTT et de vélo deviennent de plus en plus développés et ils peuvent constituer des liens intermunicipaux allant jusqu’aux liens interrégionaux.


Note : Cette page n'a pas la prétention de donner un portrait détaillé du territoire et de ses caractéristiques. Il s'agit plutôt d'un bref survol afin de mieux se familiariser avec le territoire de notre MRC.